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N°28 DECEMBRE 2007
Voici le journal de décembre 2007
lundi 24 décembre 2007
par Daniel
popularité : 100%
Voici le journal de décembre 2007

 NOS PROJETS POUR 2008

En 2007, 9 membres de Salem sont allés en Inde rencontrer les enfants parrainés et discuter avec nos amis indiens de nouveaux projets. Ceux-ci ont mûri ces derniers mois et seront engagés en 2008.

Achat d’un terrain à Deviyakurichi. :

Nous avions constaté lors de la visite de ce village de lépreux en février dernier l’état de délabrement de nombreuses maisons construites il y a près de 30 ans. (Voir Enfants de Salem d’Avril 2007). A la demande du Père Xavier nous nous étions engagés à aider les villageois à améliorer leur habitat et une alternative se présentait alors : réparer les maisons existantes ou reconstruire. Cette aide est d’autant plus urgente que grâce à une action gouvernementale efficace, la plupart des malades sont désormais guéris mais l’aide gouvernementale s’arrête aux soins. Beaucoup de ces personnes sont à ce jour "parquées" dans un village fermé et leur seule chance de recouvrer une vie sociale plus normale est de disposer de leur propre maison en dehors du ghetto actuel. En coordination avec d’autres organisations déjà présentes dans ce village (Don Bosco Anbu Illam et St Mary’s Sisters) nous avons fait le choix de l’achat d’un terrain d’un demi hectare sur lequel les autres organisations construiront des maisons individuelles. Rappelons qu’en parallèle à ce projet d’envergure, 30 enfants de ce village sont parrainés.

Maison communale à Kootatupatti

Ce projet, relativement ancien a pour but de fournir à ce nouveau village l’infrastructure nécessaire au support scolaire dispensé actuellement à 46 enfants, au développement d’un programme médical et éventuellement à l’accueil de diverses manifestations. Nos amis indiens élaborent actuellement un cahier des charges de ce projet définissant plus précisément l’utilisation et la gestion de cette Maison. Rappelons que la construction des 50 maisons pour laquelle nous nous étions engagé il y a maintenant 12 ans s’est terminée en fin 2006 et nous attendons cette définition plus avancée du projet pour nous engager définitivement.

Mur d’enceinte de l’école d’Andipatti

L’entourage de l’école par un mur d’enceinte a fait l’objet de demandes réitérées de la part du Père Xavier, C’est aussi un sujet de controverses au sein du bureau et d’un certain nombre de membres de l’Association !. L’objectif est de sécuriser les lieux mais le coût est (très) élevé. La décision de soutenir ou pas ce projet dans sa définition actuelle est donc une question de priorité De nombreuses discussions ont déjà eu lieu avec nos amis indiens pour trouver des solutions moins onéreuses : participation des villageois à la construction, conception plus simple (grilles de fer, blocs de briques ajourés préfabriqués…). Si nous comprenons leur besoin sur le principe, beaucoup d’entre-nous n’adhèrent pas à la solution proposée. Encore quelques échanges à prévoir avant de converger vers un concept partagé par tous.

Synthèse

Les 3 projets ci-dessus sont les plus importants chacun d’eux dépassant les 6 000 €. Ils méritent donc que leurs objectifs et leur contenu soit mûrement définis, ce à quoi nous nous attachons actuellement. Nous sommes également attentifs à ce qu’ils ne remettent pas en cause nos projets plus directement liés à l’éducation et aux enfants, le parrainage restant NOTRE objectif prioritaire. Afin d’être complet sur l’état actuel de nos projets vous trouverez ci-après les demandes récentes qui vont être examinées par le bureau avant la fin de l’année.

Actions soumises récemment :

Réparation de toits de maisons :

Cette demande émane du Père Xavier et concerne une communauté de Sri Lankais chassés de leur pays et vivant dans un camp de réfugiés à Tharamangalam. 25 toits de maisons sont à refaire.

Action dans un village de tribaux :

Il s’agit en fait d’une action identique à celle ci-dessus demandée par Anto pour l’amélioration de 20 maisons dans les collines

Aide médicale à Tharamangalam :

Nous avions eu l’occasion de visiter un petit centre médical et tout particulièrement une maternité remarquablement tenus par une communauté de sœurs catholiques. Elles interviennent dans 6 villages autour de Tharamangalam et nous demandent un support (modeste) pour leurs actions.  Nouveaux centres de support scolaire :

L’ouverture de 4 nouveaux centres de support scolaire a été demandée pour la rentrée 2008. Chacun d’entre eux fonctionnera deux heures le soir. Des infrastructures existantes seront utilisées par contre il nous est demandé de supporter le salaire des enseignants.

Conclusion

Cette fin d’année marquée par le redémarrage de nos actions après beaucoup de temps consacré à la préparation de notre fête était propice à un exposé de nos projets et actions. Vous pouvez juger par vous-mêmes qu’ils sont multiples et denses. Un fait nouveau vient de se créer : nous serons Martine et moi à Salem fin février et début mars et aurons ainsi la possibilité d’être les porte paroles de l’Association pour terminer l’analyse de ces projets et donner le feu vert à leur démarrage dans la mesure du possible. A tous, l’Association Salem souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année et une excellente année 2008.

Jacky Jouan

 Résumé de la conférence de M. Heuzé, chercheur au CNRS

M Heuzé a une longue pratique de l’Inde qu’il étudie depuis plus de 20 ans (milieu des mineurs, des paysans, des pêcheurs,..)

Trois thèmes avaient été proposés par l’association :

  • L’emploi, chômage et industrialisation
  • Formation et enseignement
  • Santé

Présentation générale du pays Ce très grand pays (3 millions de Km² soit 6 fois le France) présente une très grande diversité de populations, ethnies, paysages, et religions Les 4/5 de la population sont hindous mais il y a aussi de nombreux mouvements rationalistes et d’incroyants. Hindouisme tolérant mais il est impensable de ne pas s’identifier à une communauté (caste, fonction …) 70% de la population vit de la terre.

En Inde, être pauvre, c’est" ne pas manger à sa faim"La pauvreté est définie par le gouvernement indien suivant le critère : consommation journalière moyenne inférieure à 2200 calories En 1980 il y avait 55 % de pauvres mais 70 % de mal nourris (carences alimentaires) Actuellement, il n’y a plus que 27 %de pauvres, pauvreté due au chômage La pauvreté est devenue moins massive et aussi moins voyante car les SDF des centres des villes ont été chassés vers l’extérieur. Les statistiques du chômage en Inde ne concernent que les gens lettrés. Beaucoup d’Indiens sans emploi ou avec des emplois très précaires ne sont pas répertoriés (C’est le cas de la plupart des parents des enfants parrainés)

De fait, le nombre global de chômeurs a cru par suite de la destruction importante d’emplois dans l’agriculture et d’une diminution d’employés de maison (équipement électroménager des familles aisées). Au XVIII ème siècle, l’Inde était un pays très riche. Il y a plusieurs facteurs à cette forte régression. La politique du colonisateur anglais a provoqué la destruction de l’artisanat, l’augmentation des taxes et impôts prélevés par la métropole a fortement freiné les investissements dans les infrastructures (réseaux d’irrigation en particulier) conduisant à une perte de productivité. La population a été multipliée par 2.3 en 50 ans (imposant des charges d’équipements publics, de santé et d’éducation lourdes).

Le secteur industriel public est en décroissance car il a été mis en concurrence avec le secteur privé sans préparation. Les emplois du secteur tertiaire sont en augmentation mais insuffisants pour absorber l’arrivée massive des jeunes sur le marché du travail. Il y a une précarisation importante de l’emploi. Auparavant un emploi permettait à une famille entière de vivre ce qui n’est plus le cas. Les grands secteurs d’activités industrielles sont la chimie/pharmacie, la métallurgie, le textile. Deux à trois millions de personnes en travail servile. Pas seulement des enfants. Depuis une dizaine d’années, les activités informatiques (logiciels) ont pris une place considérable. Elles représentent actuellement le 1/4 du PIB (150 000 informaticiens à Bangalore) La situation de l’environnement et des ressources naturelles est critique ou catastrophique dans certaines régions ou villes Exemples ; pour compenser la baisse des nappes phréatiques, les puits sont creusés de plus en plus profond ce qui empêche les plus pauvres de suivre l’évolution.

La situation démographique est contrastée : Quatre à cinq états sont en transition démographique (réduction effective de 6 à 3 ou 4 enfants en moyenne) ; 4 ou 5 états commencent leur transition démographique.

Santé

Le budget de l’Union est de l’ordre de 3% ce qui est très insuffisant et en baisse. La politique suivie est de type néo-libérale. Il y a abandon de centres médicaux dans les campagnes et création de cliniques privées de niveaux très différents dont des cliniques de luxe pour étrangers. L’Inde est un des premiers producteurs de médicaments du monde mais des enfants indiens meurent de la rougeole. Le SIDA a été repéré en 1984 mais fut nié pendant plusieurs années par les pouvoirs publics. Les malades ont été mis en prison (pour les isoler ? )et quand les prisons furent pleines relâchés. Depuis 1994, des ONG s’occupent de la prévention.

Conférence diversement appréciée. Intéressante pour certains, trop "universitaire" pour d’autres et surtout ne reflétant peut-être pas l’Inde d’aujourd’hui. La situation socio-économique de ce pays évolue tellement rapidement que les témoignages nécessitent une mise à jour continue.

Jean-Luc Lafont, Martine Jouan

 FETE SALEM 2007 : TEMOIGNAGES

Nous la préparions depuis longtemps ! L’idée de célébrer la lumière avait séduit chacun et nous semblait de nature à être entendue à Balma. Ce fut vrai ! En dépit de la date choisie par éliminations pendant les vacances de Toussaint, les différentes manifestations du spectacle de rue, aux contes en bibliothèque, à l’expo photo, l’Inde était là, présente comme nous l’aimons. Le jour de la fête elle-même n’a pas démérité ! La démarche du conférencier fut appréciée, les danses professionnelles parfaites et authentiques, le spectacle par et pour les enfants extraordinaire (quel travail), le dîner chaleureux et fluide, les échos furent unanimes et tellement élogieux ! Et beaucoup, adultes ou enfants se souviendront d’avoir confectionné dans le sourire et la convivialité, les petits bougeoirs en terre porteurs symboliques et réels de notre enthousiasme. La fête de la lumière fut célébrée, ce 3 Novembre 2007 !

Denise Le Provost

C’est une magnifique promenade dans la littérature indienne que nous a offert à la Bibliothèque de Balma , la toute jeune association « Vents de mots ». Dans un cadre doucement éclairé, feutré, coloré et parfumé aux senteurs de l’Inde, nous avons écouté de courts textes tantôt exotiques, « La Maîtresse des épices » de Chitia Banerjee Diwakaruni ; émouvants, « La cité de la joie » de Dominique Lapierre, ou « Naître ou ne pas naître » de Jean-François Hagneré ; insolite et drôle « Le dictionnaire amoureux de l’Inde »de Jean-Claude Carrière ; poétique, Santal de Jean Biès, « Tu diras-La nuit » de Gagan Gilli, « Poèmes » de Nissim Ezekiel et bien sûr érotiques « L’homme amoureux, la femme sensuelle » du Kâma Sutrâ. Nous étions sous le charme, les spectateurs qui étaient allés en Inde retrouvaient l’ambiance de leurs voyages. Merci à tous les lecteurs de nous avoir emmenés avec des mots dans ce pays fascinant

Henriette Aubay

Ils avaient travaillé, répété deux samedis entiers avec Pankaj, alors le samedi 27 octobre, ils étaient fin prêts pour annoncer la prochaine fête Salem sur le marché de Balma. Deux représentations à 10 et 11 heures. Les enfants ont descendu la rue du marché en agitant grelots, cloches, cymbales et en distribuant des petits billets gratuits pour inciter petits et grands à assister au spectacle. Il faisait frisquet mais les enfants ont joué pieds nus"à l’indienne" trois saynètes :

Bénédiction au temple

Mariage indien

Fête Diwali avec Salem

Ils rayonnaient de gaieté, dansaient, s’exprimaient avec enthousiasme et pour finir ont offert à des spectateurs ravis et charmés une bougie, symbole d’amitié et de convivialité. Merci à Pankaj et aux jeunes acteurs pour ce spectacle de qualité que nous avons eu le plaisir de revoir le jour de la fête.

Martine Jouan

La matinée a commencé très calmement au stand Salem parrainage. Mais rapidement le mouvement s’est accéléré : De plus en plus de personnes se sont intéressées à nos actions d’éducation auprès des enfants indiens. Le dialogue s’est installé et beaucoup de participants nous ont interrogés sur les parrainages d’enfants. Nous enregistrons quelques nouvelles adhésions…Quelle joie de pouvoir communiquer notre enthousiasme. Cette année la fête a été très riche en échanges et cela nous donne plein d’énergie pour continuer.

Mariel Culos

2007 restera un très grand cru : malgré la date retenue et l’absence d’un grand nombre de sympathisants habituels, il y a eu beaucoup de monde l’après-midi Pourquoi ? : Tout d’abord, par la très grande qualité du spectacle des enfants. Beaucoup de parents heureux d’être présents ont, après le spectacle, pris le temps de faire le tour des stands. Je n’ai pas pu assister aux présentations préalables dans Balma mais j’imagine qu’elles ont beaucoup contribué à cette affluence. Les ventes du stand SALEM ont atteint leur record 596.5 €. J’ai eu des aides de choix et plus particulièrement celle d’Aurélie. Je n’ai pas "profité" de l’apéritif mais le repas qui a suivi était à tous les niveaux de très bonne tenue (table, décoration, vaisselle, service et, comble de bonheur, contenu des assiettes) tout, tout était très bon/bien.

Catherine Chéron

Pour moi Lou, c’était la première fois que j’allais à la fête SALEM , le spectacle Indiana était superbe mais celui des enfants encore mieux, l’imagination de la metteuse en scène était spectaculaire. Noémie se rappelle de la chanson de Malou « C’est moi Malou, le dieu des vents et je suis très très très méchant » mais ce qu’on a adoré dans le spectacle c’est quand Noémie est montée sur la scène à côté d’Indiana. On a adoré aussi les stands où nous avons pu acheter plein de choses pour faire des cadeaux avec les 25 euros que nous avons eu chacune. Le repas était bon mais l’entrée quand même meilleure. Ce que j’ai préféré dans la soirée, c’était la vente aux enchères qui étaient trés motivées et joyeuses, il y avait des gens qui disaient à Noémie de rester près d’eux pour mettre les sous en dernier et gagner le bijou Avec Noémie, on remercie tous les organisateurs car ce week-end restera gravé dans notre mémoire, MERCI MERCI

Lou et Noémie

La journée a été très intéressante et le point culminant a été le repas très réussi. C’est vrai que l’on voudrait faire partager ce genre d’évènement par d’autres, mais on gagne des nouveaux adhérents petit à petit. Le conférencier G. Heuzé a été tout à fait à la hauteur. Une mention spéciale pour les calicots de Laurent très réussis et bien placés au centre de Balma. Les photos d’Elfie exposées toute la semaine précédent la fête étaient très belles. Conclusion : fête Salem bien préparée et réussie

Denis Bonnet

Le conte musical des enfants a été apprécié par les petits et grands. Même la dernière de 2ans a réussi à "tenir" jusqu’au bout. La danse était simple et suffisamment courte pour retenir l’attention des enfants. Le seul petit bémol la voix de l’actrice n’était peut-être pas assez forte Petite remarque supplémentaire : nous pensons qu’il manquait des ateliers pour les enfants. UN MANQUE CRUEL : PAS DE THE INDIEN , ça a été très dur !!!! :’La soirée : parfaite. Le spectacle de qualité, varié et bien ’cadencé’, repas très correct, décoration appréciée, bonne ambiance.

Sophie et Laurent José

 LES LUMIERES A BALMA,

Quand en février, nous sommes partis en Inde, nous savions déjà que nous fêterions DIWALI en novembre à Balma. Diwali, la fête des lumières, la fête de l’amitié où chacun décore sa maison et son cœur, où chacun aime son voisin et le monde entier. Tout cela était parfait. Restait le problème des lumières… L’idée a surgi quand dans le petit matin de Viranasi (Bénarès), nous avons, très émus, déposé sur les eaux troubles du Gange, des petites lampes dans des pots d’argile rouge. C’était, sur le fleuve sacré, un ballet magique qui nous faisait un peu oublier l’atmosphère troublante qui nous étreignait. Les lampes de la fête étaient nées dans nos têtes ! Il suffisait, après notre retour d’acheter de l’argile de potier, de façonner les petits pots, d’y déposer des bougies et d’allumer la fête à Balma… Nous avons commencé dès le mois de juin. Nos amis de l’Art en Mouvement se sont joints à nous. Chacun exerçait ses talents et décorait son pot de manière originale en s’inspirant un peu de motifs indiens. Ces séances de modelage se sont reproduites souvent, jusqu’à la mi-octobre, prétexte à des moments de convivialité bien agréables. Nous avions environ quatre cents bougeoirs. Le samedi précédant la fête, juste avant et après le spectacle de Pankaj et des enfants, nous en avons vendu beaucoup sur le marché, espérant que le 2 novembre, les fenêtres et les balcons de Balma s’illumineraient. D’autant que les enfants des écoles, motivés par Emmanuelle, avaient aussi préparé leurs lumières ! Surprise : dans les jours qui suivent, nous recevons des photophores de Marseille où Marie-Suzanne a aussi motivé des enfants pour la fête de Salem ! Et la lumière dans tout çà ? Le soir des lectures offertes par l’association Vent de Mots, nos lampes scintillaient sur le parvis de la bibliothèque et nous étions ravis ! Mais le soir de la fête, le vent éteignait sans ménagements, toutes nos tentatives d’illumination, quant aux fenêtres de Balma, nous ne les avons guère vus s’éclairer. Heureusement le vent n’a pas réussi à éteindre les lampes qui brillaient sur les tables du repas de fête. De toutes façons, la lumière était dans les cœurs.

Thérèse Bosc

 THEATRE DE RUE. TEMOIGNAGES

Je suis content d’avoir fait ce spectacle. Les scènes étaient courtes et simples. On a eu beaucoup de public. Pankaj était gentille. C’est facile d’apprendre avec elle parce qu’on s’amuse en même temps. Dans le groupe il y avait des garçons et des filles. J’en connaissais déjà plus de la moitié, tout le monde était sympa. J’aimerais retrouver les mêmes la prochaine fois. Le mieux c’était les journées de répétition où on a pique-niqué dehors. A ceux qui hésitaient, je dis qu’ils devraient participer la prochaine fois…

Célestin Guillaud

Valentine a été ravie de participer à ce spectacle indien. Quelle bonne idée de faire jouer à des enfants ces différentes scènes de vie. Car nous trouvons en effet que nous avons été plus facilement projetés à des milliers de kms de Balma. De ces petites scènes émanent à la fois un sentiment de fête permanente et de vie tranquille, de joie et de sérénité. Nous avons passé en tant que spectateurs, un moment très exotique. Valentine a tout simplement trouvé le voyage fantastique. Tout lui a semblé enchanteur : les couleurs épicées, les danses festives, les mots parfumés comme "namastee" "lam-lam" "phoûl"… Elle a hâte de recommencer…alors vivement le prochain Diwali Un grand merci à Pankaj, à Emmanuelle et Merci Salem ! La maman de Valentine Camille

Simal Aldéa

 BILAN FINANCIER DE LA FETE SALEM

Voici le bilan financier de notre fête Salem que nous avons mis sous forme de tableau, vous donnant ainsi les informations sur toutes les activités de notre journée.

Décomposition selon les activités
Repas Apéro VinsCourier et pubEnchèresStand SalemStands invitésSpectacle enfants
Dépense-2814-1010-150-107-697
Revenus4986635597340524
Bilan2171-1010486490340-173
Décomposition selon les activités
Dons TableauxDons fêteBarBougiesBilan général
Dépenses-32-24-4834
Revenus94628901408033
Bilan94628581163199

BILAN de la fête Salem 2007 : 3 199 euros

BILAN de la fête Salem 2005 : 2 281 euros

Cette année, le repas que nous vendions 23 ou 12 ou 8 euros, selon la catégorie à laquelle appartenait le participant, nous est revenu à : 12,20 euros.

L’année dernière, pour les mêmes prix de vente, ce repas nous avait coûté :

14,75 euros.

Béatrice Vallet

 UNE ANNEE DU SITE SALEM

Le site est en exploitation depuis juin 2006 et définitivement depuis septembre 2006 soit pratiquement une année de mise en ligne. Il est intéressant d’examiner son impact sur le WEB

1- Fréquentation

  • 1537 visites
  • 1200 visiteurs uniques
  • 4700 pages vues
  • 6,8 pages visitées par visiteur

2- Origine des visiteurs : 29 nationalités différentes

Visiteurs
PaysNombre de visitesPaysNombre de visitesPaysNombre de visites
France1322Etats-Unis86Belgique28
Canada19Suisse11Inconnus11
Allemagne10Maroc12Inde4
Pays Bas5Luxembourg2Ile Maurice2
Espagne4Taiwan2Angleterre3
Pologne2Egypte2Irlande1
Chili1Italie1Australie1
Madagascar1Bulgarie1Portugal1
Russie1Suède1Hongrie1
Algérie1Croatie1

3-Influence de la fête :

Toutes les actions de promotion sur Toulouse effectuées par Emmanuelle Jans et par Sabine Fernandez se sont traduites par 50 accès supplémentaires, clairement identifiables, lors des 2 derniers mois.

4- Comment augmenter son audience ?

  • En le faisant connaître à vos amis par exemple en faisant référence à ce lien http://www.salem.fr dans vos courriels.
  • En nous proposant des modifications ou des améliorations.
  • En nous recommandant des sites qui pourraient échanger des liens avec nous.
  • En participant à la rédaction de nouveaux articles grâce à la zone d’interactivité que nous venons de créer dans la partie actualité du site : http://www.salem.fr/actualite/

Nous nous tenons à votre disposition pour vous donner des informations.

Daniel BOSC

 LETTRES ET CADEAUX

Fin novembre, tous les membres de Salem qui parrainent un enfant ont reçu une lettre leur demandant d’envoyer pour Noël une belle carte à leur filleul. Cette demande a amené plusieurs parrains à nous signaler qu’ils n’avaient jamais reçu de réponse à leur courrier ou de remerciements pour leurs cadeaux. Nous comprenons leur déception. Quand un membre de Salem s’engage à parrainer un enfant, nous lui remettons un imprimé dans lequel nous l’avertissons de cette éventualité. Les enfants sont heureux de recevoir une lettre, des photos, des dessins mais tous ne répondent pas. Tous les parents savent la difficulté à faire écrire leurs enfants alors imaginez ce qui se passe chez ces enfants dont les parents pour la plupart n’écrivent jamais. Nos correspondants font un gros effort pour demander aux enfants de répondre, ensuite ils doivent traduire les lettres en anglais et nous les envoyer. Dans ce contexte, les enfants qu’ils voient moins souvent ou qui n’écrivent pas la lettre au moment demandé n’enverront pas de courrier et nous le regrettons. Il faudrait quand même continuer à envoyer des cartes, des lettres ou des photos, peut-être cette année aurez-vous une réponse ? Si nous insistons pour cet envoi de courrier, c’est que nous pensons qu’il est la meilleure façon d’établir un lien avec les enfants parrainés.

En février, nous avions sollicité les parrains pour qu’ils nous confient les petits cadeaux que nous allions remettre de leur part lors de notre visite à Salem. Nous avons regretté cette demande, même si nous remettions un petit souvenir aux enfants qui n’avaient pas de cadeaux ; ils étaient très déçus. Le vrai cadeau que nous faisons aux enfants c’est de leur permettre de faire des études et d’améliorer leurs conditions de vie et celles de leur famille. Si vous souhaitez faire plus à un moment donné de l’année ou quand un voyage est organisé, vous pouvez faire un don exceptionnel à l’Association. Ainsi, pour Noël, l’Association va participer par un envoi de fonds aux cadeaux faits aux enfants par le Père Xavier (vêtements et couvertures). Si l’enfant que vous parrainez a un besoin ponctuel d’une aide supplémentaire, nous vous avertirons en priorité et si vous ne pouvez pas y répondre à ce moment là, l’Association y pourvoira.

Par contre, l’Association ne peut pas écrire pour vous, ni envoyer vos photos ou les dessins de vos enfants, autant de petites attentions qui créent des liens même s’ils sont quelquefois à sens unique.

Henriette Aubay

 MON EXPERIENCE FRANCO-INDIENNE DE DIWALI

Mon épouse m’en parlait depuis bien des années avec toujours la même émotion et la même passion dans la voix et la même lueur dans les yeux. Diwali, la fête des lumières. Quel spectacle merveilleux. Chaque année, elle y assistait à Delhi. Souvenirs inoubliables de son enfance et de sa jeunesse, les 20 premières années de sa vie. Aussi, quand ma femme m’a proposé, cet été, d’y assister enfin, à Delhi et en famille, j’ai bien compris que c’était l’occasion ou jamais.

C’est ainsi que quelques mois plus tard nous atterrissons tous les 2 en pleine nuit à l’aéroport de Delhi où viennent nous chercher son père et un de ses cousins. Juste une semaine avant Diwali. L’odeur caractéristique de la ville qui m’enveloppe dès mes premiers pas hors du hall d’arrivée me saisit et me rappelle soudain mon premier voyage si riche en émotions chez ma belle famille ici même il y a plusieurs années. Nul doute, je suis bien à Delhi.

Après une visite du Penjab pendant 5 jours, nous sommes de retour à Delhi la veille de Diwali. Je suis impatient d’assister à cette fête des lumières dont j’ai tellement entendu parler. Le lendemain, jour de Diwali donc, nous partons faire le plein de feux d’artifices et aussi de pétards avec ma femme et un de ses cousins. Malgré une pénurie certaine dans de nombreux magasins, nous finissons par trouver notre bonheur et achetons de nombreux pétards et feux d’artifice en tout genre. Nous revenons des magasins à la tombée de la nuit. Les rues commencent à s’illuminer, les guirlandes électriques et les bougies éclairent les façades des maisons et des magasins. Delhi toute entière commence à luire dans la nuit. De plus, une excitation évidente commence à gagner les gens dans les rues. Cette excitation gagne également mon épouse mais je lis aussi sur son visage une certaine déception. Elle me dit qu’il lui semblait que le spectacle des lumières était encore plus impressionnant dans sa jeunesse. De nombreuses bougies et cierges de ses souvenirs d’enfance ont été remplacés par des guirlandes électriques, ce qui semble un peu moins à son goût. Pour ma part, je crois surtout qu’elle attendait tellement de ce moment depuis si longtemps qu’une légère déception n’est pas très surprenante. Nous en discutons avec son cousin et d’après lui, Diwali ne fait que débuter. Pour lui, c’est surtout les visites chez la famille, l’ambiance festive dans les rues ainsi que le festival de pétards et feux d’artifices la nuit qui font la richesse de Diwali et tout cela n’a pas encore complètement commencé. Nous ne tarderons pas à nous rendre compte qu’il avait tout à fait raison… Avant de revenir à la maison, nous devons rendre visite à la belle famille, tradition de Diwali oblige. Chez eux aussi, toute la famille est réunie pour l’évènement. Ils sont visiblement très heureux de nous accueillir. Nous sommes reçus, une fois de plus, avec une attention toujours aussi touchante. Les « quelques snacks et sucreries très simples » se succèdent les uns après les autres et deviennent en fait un véritable repas copieux. L’hospitalité indienne n’est décidément pas un vain mot. J’ai beau la connaître depuis une quinzaine d’années, je me laisse toujours surprendre. Sur le chemin du retour, la fête commence véritablement à s’emballer, les explosions de pétards en tout genre augmentent rapidement puis s’enchaînent bientôt sans interruption dans les ruelles étroites du quartier à un tel point que cela me donne l’impression d’être au milieu d’un champ de bataille. Je sursaute sans cesse quand les pétards les plus puissants explosent. En allant sur le balcon de l’appartement, je vois, tout en me bouchant les oreilles à cause du bruit difficilement supportable pour des oreilles non entraînées, un spectacle vraiment indescriptible dans la rue. Les parents sont là, avec les amis, les enfants (dont de nombreux en bas âge !), les familles, à allumer tous ces pétards assourdissants mais aussi de très nombreux chalumeaux, fontaines de lumières et autres feux follets qui donnent une ambiance presque féerique au quartier. Tout ce brouhaha beigne dans la joie, les sourires, les rires, bref dans un bonheur qui me fait chaud au cœur. En levant la tête, j’aperçois des feux d’artifices magnifiques qui illuminent le ciel et semblent provenir d’un peu partout. La fièvre me gagne à mon tour et je ne veux pas rater ce spectacle. Du coup, j’avale un dîner rapide avant de monter sur le toit en terrasse de l’immeuble pour assister au spectacle. Les enfants me suivent aussitôt. Arrivés sur le toit, nous alignons et allumons les dizaines de bougies que nous avons achetées sur les rebords de la terrasse. Les bougies brillent et leurs flammes scintillent avec la légère brise. Bientôt, toute la famille nous a rejoints et nous commençons à allumer nos pétards et feux d’artifices. Nous participons donc à la liesse générale, que ce soit au niveau de la gaieté, du bruit, ou des lumières. Si les enfants sont les plus actifs dans ces domaines, je m’aperçois avec amusement que les adultes aussi veulent participer, eux qui sont tout de même d’habitude plus réservés, ou du moins plus sérieux. Cette atmosphère semble être contagieuse, comme une fièvre qui contamine tout le monde. Du toit, nous avons une vue superbe sur tout Delhi (ou presque !) et nous pouvons profiter des feux d’artifices magnifiques tirés de tous les côtés. Ils sont quasiment aussi beaux que ceux que l’on peut voir à la télé ou pour le 14 juillet. Je m’étonne que des personnes puissent avoir un budget leur permettant d’en acheter autant. J’oublie que la classe moyenne, voire aisée (surtout à Delhi) en est tout à fait capable. Ma belle famille me rappelle aussi que Diwali est tellement important pour tout le monde là-bas que beaucoup de familles même très modestes n’hésitent pas à y consacrer un budget hors de proportion. C’est l’occasion pour tout un peuple dont la majorité vit dans des conditions (très) difficiles d’oublier pour un soir leurs soucis et leur dur labeur et de faire la fête ensemble dans la joie, même si ça coûte. En tout, ce spectacle grandiose durera plus de 2 heures sans interruption. Moi qui ai toujours adoré les beaux feux d’artifices, je ne suis même pas sûr d’en avoir vu autant de toute ma vie. Je crois que je suis moi aussi retombé en enfance ce soir là. En tout cas, je comprends à présent mieux pourquoi cela représente tant pour de nombreux Indiens, et notamment pour ma femme. Elle avait raison, il fallait y assister au moins une fois, en famille. La soirée de Diwali restera sans aucun doute un des moments forts de mon deuxième séjour en Inde.

Avec ou sans famille (indienne), je ne peux que conseiller à quiconque qui aime l’Inde d’aller visiter Delhi un début novembre. Pendant Diwali. La richesse de l’expérience culturelle ne les décevra pas. J’espère qu’ils ressentiront cette magie de Diwali comme cela a été le cas pour moi. Une chose est sûre, ils oublieront eux aussi leurs soucis l’espace d’un soir. Comme la quinzaine de millions d’habitants de Delhi. Et comme les plusieurs centaines de millions d’Indiens qui célèbrent Diwali, la fête des lumières, la victoire du Bien sur le Mal, la victoire de Ram sur Raven.

Jean-Christophe Broda

 NOUVELLES DE LA MARCHE MONDIALE CONTRE L’EXPLOITATION DES ENFANTS [1]

« La planète des droits des enfants est en danger ; vous êtes des petits reporters ; vous allez enquêter sur la situation des droits de l’enfant en France et dans le monde, pour informer l’ONU. Pour cela il faut que vous visitiez les expositions puis que vous enquêtiez sur la situation d’un droit : identité, responsabilité, école et travail, la parole et la communication, les dangers. Pendant cette visite vous êtes accompagnés par un membre d’une grande Organisation humanitaire qui porte un badge de son association. A la fin de votre visite, vous vous rendrez dans la salle de presse où vous pourrez rédiger votre article, choisir des photos pour l’illustrer et vous participerez à la réunion de rédaction du journal du jour. »

C’est par ces mots présentant le jeu/parcours préparé pour les enfants que nous avons accueilli les 650 enfants venus nous rendre visite entre le 19 et le 23 novembre 2007 à Toulouse et à Balma. Continuant à rassembler comme en 1998 1, des partenaires ayant comme nous dans leurs objectifs les droits les plus fondamentaux des enfants, la Marche a coordonné du 19 au 23 en novembre 2007, une semaine sur le thème : Enfants d’ici et d’ailleurs, « Droits et éducation ! » En 2005, nous nous étions interrogés : Enfants d’ici et d’ailleurs, « Quels droits ? » Et en 2006, Enfants d’ici et d’ailleurs, « Droits et devoirs ! » La diversité des associations organisatrices nous permet chaque année de faire découvrir aux enfants leurs droits mais aussi les droits des enfants du monde entier dont le droit à l’éducation. Les parents étant les premiers éducateurs des enfants, nous avons créé un questionnaire 2 remis aux enseignants et éducateurs pour qu’ils proposent aux enfants de le remplir avec leurs parents. Si pour la majorité des questions les réponses étaient précises, pour d’autres elles faisaient appel à la réflexion et au débat.

Un parcours/jeu reprenant le questionnaire était proposé aux enfants. Le moment de « Rédaction du journal du jour » était le lieu de la synthèse et les enfants ont pris très au sérieux leur travail de rapporteur. Deux expositions étaient proposées aux jeunes, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant et une deuxième exposition composée des panneaux des associations traitant de l’application et des violations des droits de l’enfant. Quant aux adultes, ils étaient conviés le mardi 20 novembre 2007 à une conférence avec Barbara Walter [2] , présidente du COFRADE (Conseil Français des Associations pour les Droits de l’Enfant), auteur du livre « Le Droit de l’enfant à être éduqué ». Cette conférence a rassemblé plus de 80 personnes, Barbara Walter a posé clairement « les principes essentiels dans la relation à l’enfant : apprentissage de l’exigence, de la liberté, de la responsabilité, de l’engagement » 2 Les enseignants avaient préparé la visite de leur classe et la plupart des enfants avaient rempli les questionnaires avec leurs parents. Tous les adultes, enseignants, éducateurs, parents et bénévoles ont cherché avec intérêt les réponses au questionnaire et nous étions quelquefois surpris des réponses en partriculier à la dernière question demandant « les trois conditions indispensables au bon développement d’un enfant ». Par ces actions de sensibilisation aux problèmes de l’éducation, nous restons dans les objectifs de Salem et nous faisons découvrir aux enfants « d’ici » ce que vivent d’autres enfants « ailleurs ».

Henriette Aubay
 

[1] Les liens entre Salem et la Marche Mondiale contre l’exploitation des enfants sont très étroits. En effet en 1998 à la demande de Michel Bonnet, coordinateur pour la France de la Marche Mondiale des enfants travailleurs, lancée par Kailash Satyarthi, Salem avait accepté d’organiser le passage à Toulouse de cette marche. En 1999, l’association « Marche mondiale contre l’exploitation des enfants » voit le jour et depuis cette date, nous continuons à organiser avec des ONG, des journées et des semaines d’information et de sensibilisation des jeunes aux droits les plus fondamentaux des enfants, dont celui de ne pas être expoité et d’aller à l’école.

[2] le questionnaire et le texte intégral de l’intervention de Barbara Walter à la conférence sont disponibles sur demande : henriette.aubay@wanadoo.fr ou en appelant au Secrétariat de Salem : 05 61 24 32 55

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